Amplifions la transition !

23 mars 2019

Un forum ouvert pour adultes (plus de 25 ans) est organisé afin de discuter, découvrir, partager ensemble, en intelligence collective, autour de questions importantes:

Qu’est-ce qui freine ou empêche les projets de transition de grandir ?
De quoi ont besoin les projets de transition pour se déployer et transformer plus rapidement notre société ?
Qu’est-ce qui m’empêche de m’impliquer (plus) dans la transition ? 
Qu’est-ce qui me permettrait d’y trouver ou d’y prendre ma place ?

Public

Toute personne adulte intéressée par la question de la transition écologique et sociale…
Professionnels.les ou citoyens.nes

Partenaires

Le Réseau Transition en partenariat avec le RCR – Reseau des Consommateurs Responsables

Horaires

Le forum a lieu de 10h à 18h, en parallèle avec les forums « jeunes en transition » et « entrepreneur.euse.s en transition ».

Le repas du midi prendra forme d’une auberge espagnole.

Lieu

L’événement a lieu dans les bâtiments de l’UMONS au 31, boulevard Dolez à Mons. S’y rendre

Prix

Le prix du forum ouvert est 5€.

Informations

Plus d’informations: https://www.reseautransition.be/articles/23mars-transition-now

Contact: pauline@reseautransition.be

  1. André Leclercq dit :

    Bonjour à tou-te-s,

    Après une lecture du programme de cette grosse semaine de réflexion qui m’a permis de mieux lier ce qui suit avec celui-ci, je dirais ici que le principal blocage est d’ordre économique, autrement dit c’est tout simplement … le capitalisme !

    A cet égard, je peux déjà faire le constat que « le problème » est en partie mal posé, car il ne s’agit pas seulement de blocages à lever, mais aussi d’incitants à éliminer (par ex. à se déplacer dans des grosses bagnoles plutôt qu’en vélo et en transports en commun, ou en avion plutôt qu’en train pour ce qui est des vacances), dont principalement la publicité, pensons à l’émission Tendances Première sur la RTBF radio citée dans les références du programme (le matin en semaine entre 10 et 12h), régulièrement coupée par des séquences publicitaires favorisant des comportements contredisant complètement la « séquence transition », par exemple !

    Par ailleurs, notre système politique est aussi en jeu dans l’affaire car de nature oligarchique, le vote, favorisant la notabilité, ayant tendance « naturellement » à privilégier la nomination au sein des instances politiques de personnes qui défendent les intérêts des « nantis » (cf. Bernard Manin cité par David Van Reybrouck, ou encore Anne-Emmanuelle Bourgaux pour l’histoire de la Belgique). Nous nous sommes juste rapprochés de la démocratie après la seconde guerre mondiale, au travers des contre-pouvoirs qui se sont mis en place à cette époque, principalement les syndicats et mutualités, contre-pouvoirs dont le pouvoir a été laminé depuis lors… Et pour ce qui est en particulier de la RTBF, son contrat de gestion – le dernier a juste commencé à être d’application cette année – est décidé par le gouvernement de la Communauté française (non-démocratiquement rebaptisé « Fédération Wallonie-Bruxelles ») nommé par un parlement dont nous n’élisons pas directement les membres !

    Cela dit, la transition vers un système économique calqué sur le fonctionnement du vivant et qui nous mènera vers la nécessaire économie stationnaire dont nous avons besoin pour prévenir le risque d’effondrement demande de prendre une série de mesures politiques, principalement au niveau fédéral (d’où nécessité de se concerter avec des organisations au nord du pays), comme l’instauration d’un statut pour les communs (pensons aux potagers collectifs), le retour des banques publiques et un système monétaire contrôlé par l’État et plus par les banques (et un statut de protection pour les monnaies locales), la criminalisation de l’obsolescence programmée (y compris psychologiquement) et la mise en œuvre d’une taxation socio-écologique qui notamment change la donne en matière de transports et favorise les initiatives de transition au sens large (dont les « vraies coopératives »), tout comme de panels et d’assemblées citoyennes ayant un véritable pouvoir, en association avec l’introduction du référendum (le RIC des gilets jaunes), sans compter la nécessité de repenser complètement le travail rémunéré (nombre de boulots sont écologiquement et socialement « débiles », et les horaires fixes, c’est de l’esclavage qui ne dit pas son nom), etc.

    Et il s’agit de profiter des élections à venir pour faire pression sur les partis à cet égard (surtout Ecolo qui est déjà bien contaminé par « le système », ainsi que le PTB pour qu’il s’ouvre au « mouvement de la transition »). Le Réseau transition pourrait par ailleurs en la matière prendre exemple sur l’initiative de transition de Rebecq, qui a contribué par un questionnaire intelligent à ce que les forces politiques en présence prennent des positions avancées dans cette commune juste avant les élections communales (cf. http://rebecqentransition.over-blog.com/).

    Enfin, le Réseau transition pourrait aussi organiser des formations spécifiques sur l’intelligence collective à des conditions intéressantes pour les groupes de citoyens actifs sur le plan politique, dont le mouvement des listes citoyennes (qq sites internet en rapport : https://collectifcitoyen.be, http://kayoux.be/, https://www.agora.brussels/, https://www.listecitoyenne1160.com/ et http://www.citoyenstavelot.be/ ). Deux lectures à conseiller : le dernier numéro d’Imagine et le dossier de Pour Presse sur la transition.

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